Entreprise en difficulté
Défense des dirigeants
Insuffisance d’actif, faillite personnelle, interdiction de gérer. Préserver la responsabilité et les droits du dirigeant
RESPONSABILITÉ DU DIRIGEANT
Une défense qui conjugue analyse juridique et lecture économique
Lorsqu’une entreprise traverse des difficultés, le dirigeant peut être personnellement mis en cause à l’issue d’une procédure de redressement ou de liquidation judiciaire. Ces actions, engagées par les mandataires judiciaires, visent à déterminer sa responsabilité dans l’aggravation des difficultés.
Le Cabinet SEUTET AVOCATS assiste et défend les dirigeants confrontés à ces procédures, en mobilisant une analyse juridique et économique approfondie de la gestion passée, afin de préserver leur patrimoine personnel et leur droit d’exercer.
SUR QUEL FONDEMENT
Quand la responsabilité du dirigeant peut-elle être engagée ?
La responsabilité personnelle peut être recherchée lorsqu’il lui est notamment reproché : une faute de gestion ayant contribué à la cessation des paiements ; la poursuite d’une activité déficitaire sans perspective de redressement ; une négligence dans la gestion de la trésorerie, de la comptabilité ou des déclarations. Le tribunal peut alors prononcer trois sanctions :
01
Action en insuffisance d’actif : comblement de tout ou partie du passif non couvert par l’actif
02
Faillite personnelle : interdiction d’administrer, gérer ou contrôler une société pendant plusieurs années
03
Interdiction de gérer : mesure ciblée privant du droit de diriger une entreprise
CONSTRUIRE LA DÉFENSE
Action en insuffisance d’actif : une évaluation économique avant tout
L’action (art. L.651-2 du Code de commerce) vise à faire supporter au dirigeant tout ou partie du passif non couvert par l’actif, s’il est prouvé qu’une faute de gestion a contribué à l’aggraver. La défense repose sur une analyse économique rigoureuse :
Étude du contexte financier et des décisions stratégiques prises avant la défaillance
Mise en avant des facteurs exogènes (crise de marché, conjoncture, impayés clients…)
Reconstitution de la chronologie des décisions pour démontrer la bonne foi et la prudence du dirigeant
Faillite personnelle et interdiction de gérer : anticiper et agir vite
La faillite personnelle ou l’interdiction de gérer peuvent être prononcées lorsque le dirigeant est jugé avoir commis des fautes graves, telles que :
Détournement ou dissimulation d’actif
Maintien abusif d’une activité déficitaire
Tenue irrégulière de la comptabilité
Non-respect des obligations déclaratives
Focus
Une défense juridique et économique
au service du dirigeant
La défense ne se limite pas à l’argumentation juridique. Elle repose sur une lecture économique de la gestion passée, replacée dans son contexte réel :
01
Décisions motivées par la sauvegarde de l’emploi
02
Renégociation de dettes ou réduction de charges
03
Maintien temporaire de l’activité pour préserver la valeur du fonds
04
Investissements stratégiques réalisés dans une perspective de redressement
En pratique : cette approche démontre que le dirigeant a agi de manière loyale et rationnelle, sans intention frauduleuse
ENTREPRISE EN DIFFICULTÉ